11h52 CET
07/01/2026
Avec la venue d'Endrick pour six mois, Lyon, toujours dans un contexte financier contraint, a renforcé son secteur offensif mais espère également profiter du rayonnement médiatique de son nouvel attaquant brésilien, très suivi sur les réseaux sociaux.
L'arrivée en provenance du Real Madrid de l'international auriverde, qui devrait effectuer ses débuts avec l'OL dimanche en Coupe de France contre Lille, a provoqué un enthousiasme autour du club rhodanien plus vu depuis très longtemps.
En 1999, lors de la signature de Sonny Anderson, les réseaux sociaux n'existaient pas, et en 2010, avec Yoann Gourcuff, Facebook et Twitter commençaient seulement à se développer.
Plus récemment, Memphis Depay était aussi très présent sur la toile. De son côté, l'Algérien Islam Slimani en 2021-2022 a permis à l'OL de gagner 100.000 followers dès son arrivée, aussitôt perdus dès lors qu'il a quitté Lyon.
Aujourd'hui, Endrick, fort de ses plus de 15 millions d'abonnés sur Instagram, garantit à Lyon une visibilité mondiale instantanée.
- Image valorisée et priorité sportive -
Si pour le directeur général de l'OL, l'Allemand Michael Gerlinger, "la priorité reste évidemment sportive", l'aura médiatique de l'attaquant brésilien est aussi une donnée à ne pas négliger.
"Nous sommes convaincus qu'Endrick est l'élément qui nous a manqué et il va donner de la force à l'équipe pour la seconde partie de saison. Mais on a vu que son image est tellement élevée qu'il va nous aider à développer celle du club", s'est-il félicité.
La vidéo de son arrivée a été vue 18 millions de fois sur Instagram. Le compte de l'OL a ainsi gagné 223.000 followers originaires du monde entier dès l'annonce du recrutement du joueur et 243.000 sur Tik Tok.
"En accord avec le Real Madrid, l'idée était de présenter Endrick comme un cadeau de Noël en avance", confie Florent Deligia, directeur de la communication.
"Les premières vidéos sur les coulisses de son arrivée ou son premier entraînement ont généré 60 millions de vues. Produites en interne, elles ont permis également d'associer les partenaires majeurs du club et de renforcer leur visibilité internationale. L'un des challenges sera aussi de conserver ces nouveaux abonnés une fois qu'Endrick sera parti", ajoute-t-il.
"Le nombre de vues, c'est la conséquence de ce que je peux réaliser. Au Brésil, les gens adorent regarder mon profil, ils en redemandent, ils veulent voir ce qui se passe, ma vie, à Lyon aussi", dit Endrick, épaulé par sa propre équipe de communication.
"Je suis heureux de voir cet engouement et ces supporters qui m'attendent avec des maillots à signer mais je veux me consacrer avant tout au football", prévient-il.
Malgré son exposition médiatique, Endrick a néanmoins assuré "vouloir avant tout aider l'OL dans la seconde partie de saison".
- Retombées pour le club -
Michael Gerlinger espère aussi "des retombées financières à travers notamment la vente de maillots", secteur dans lequel le Brésilien est déjà devenu en l'espace de quelques jours le 4e joueur lyonnais depuis le début de saison.
"Endrick nous apporte dans tous les domaines du club", se réjouit le dirigeant.
"Nous avons des comptes en anglais mais également en portugais qui nous permettent d'avoir, depuis longtemps, une forte interaction avec les populations lusophones. L'OL est très connu au Brésil", souligne Florent Deligia.
Car Endrick s'inscrit dans une tradition de recrutement de joueurs brésiliens à Lyon depuis plus de trente ans, qui ont pour la majorité laissé une image positive, de Sonny Anderson en passant par Juninho, Edmilson, Cris, Claudio Caçapa ou plus récemment Bruno Guimaraes et Lucas Paqueta.