17h32 CEST
02/05/2026
Marseille a sombré samedi à la Beaujoire (3-0) lors de la 32e journée de Ligue 1 et voit la Ligue des champions s'éloigner toujours plus, alors que Nantes entretient encore un peu l'espoir d'un maintien.
L'OM, qui n'a gagné qu'un seul de ses six derniers matches, chute à la septième place après à la victoire de Monaco (6e, 54 pts) à Metz (2-1).
Avec 53 points, les Olympiens comptent également trois de moins que Rennes (5e) et quatre de moins que Lyon (4e) et Lille (3e), qui doivent encore jouer dimanche.
Nantes, lui, reste 17e et premier relégable direct mais revient à deux unités d'Auxerre, 16e et barragiste virtuel, qui accueille Angers dimanche.
Quelle que soit l'issue de la saison, Nantes pourra se targuer d'avoir pris six points sur six à l'OM qui a réussi à être encore plus mauvais que lors de la défaite (0-2) à l'aller, où les Marseillais avaient au moins l'excuse d'avoir fini à neuf.
Après une énième semaine de psychodrame à Marseille, ce match confirme que la fin de saison olympienne risque de tourner au calvaire entre un effectif amorphe déployant un jeu prévisible et laborieux et un coach, Habib Beye, en sursis.
Entre un Mason Greenwood indolent, un Pierre-Emerick Aubameyang inoffensif et une charnière centrale -- cette fois composée de Leonardo Balerdi et Facundo Medina -- humiliée sur le double contact de Matthis Abline pour se faufiler entre les deux joueurs sur le troisième but (3-0, 58e), Marseille continue de couler doucement mais sûrement.
Offensivement, la production a été très pauvre et Patrick Carlgren, remplaçant d'Anthony Lopes blessé à un pouce, n'a été que peu mis en danger.
Il a tout de même été irréprochable lors d'un tête-à-tête avec Aubameyang (41e), remplacé à la pause, ou sur une frappe d'Amine Gouiri (66e).
Après 20 premières minutes appliquées mais plutôt prudentes, Nantes s'est enhardi, même si le manque de réalisme qui aura lourdement plombé sa saison a longtemps sauvé l'OM, tout comme Jeffrey de Lange qui a suppléé dans la cage Geronimo Rulli, touché au dos.
Sur un petit ballon d'Abline dans la surface, qu'Ignatius Ganago avait laissé filer, l'ancien Marseillais Rémy Cabella avait buté sur De Lange (34e), encore héroïque face à une frappe lourde de Mohamed Kaba, à la conclusion d'un contre éclair (36e).
- Trois buts en huit minutes -
Mais cinq minutes après le retour des vestiaires, les Canaris ont enfin été récompensés de leurs efforts par Ganago, trouvé par Abline en retrait et dont la reprise croisée a fini dans le petit filet opposé (1-0, 50e).
Les hommes d'Habib Beye se sont alors effondrés, Cabella doublant la mise quatre minutes plus tard, après une combinaison à trois avec Ganago (2-0, 54e) et Abline, avant le chef-d'oeuvre de ce dernier (3-0, 58e) pour faire définitivement le break.
Même la Tribune Loire, qui avait poursuivi sa grève des encouragements, à peine interrompue en première période pour chanter son mépris envers la famille Kita, n'a pas été totalement insensible à ce feu d'artifice aussi spectaculaire qu'inattendu.
Le plus cruel pour les Jaune et Vert est que ce succès, le premier depuis huit rencontres, arrive peut-être trop tard, alors que face à Strasbourg, Auxerre et Rennes, ils auraient déjà dû récolter les fruits de leur regain d'énergie depuis l'arrivée de Vahid Halilhodzic.
Une victoire de prestige qui ne fera peut-être finalement que raviver les regrets face à cet immense gâchis.