Ligue 1: Kombouaré, Puel, des grognards au chevet du Paris FC et de Nice

Le nouvel entraîneur du Paris FC, Antoine Kombouaré, photographié alors qu'il entraînait Nantes, avant la réception de Toulouse au stade de la Beaujoire le 27 avril 2025

09h02 CET

01/03/2026

Adversaires depuis plus de 40 ans, Antoine Kombouaré, 62 ans, et Claude Puel, 64 ans, les entraîneurs les plus âgés de Ligue 1, s'affrontent une nouvelle fois dimanche (15h00), depuis les bancs du Paris FC et de Nice avec pour mission d'éviter la relégation de leur club respectif.

La 24e journée de Ligue 1 sera la 32e confrontation des deux hommes, opposés 16 fois en tant que joueurs de 1985 à 1995 et 15 fois comme entraineurs entre le 29 novembre 2003 (Lille-Strasbourg 2-2) et le 16 mai 2015 (Nice-Lens 2-1).

. Kombouaré, Monsieur maintien

Spécialiste des opérations sauvetage, Antoine Kombouaré, arrivé au chevet du Paris FC le week-end dernier, a quatre mois pour donner un peu d'air à l'ambitieux promu, englué en queue de classement (15e) malgré l'arrivée aux commandes de la famille Arnault et de Red Bull la saison passée.

"Il faut une réaction, un rebond, il faut être capable de faire beaucoup mieux que ce qu'ils ont fait sur ces derniers matches", a déclaré l'entraîneur lors de sa présentation vendredi. "On voit une équipe qui est en train de se laisser glisser en bas du classement."

Une équipe qui ne compte qu'un seul succès lors des 12 derniers matches de Ligue 1, et a encaissé une lourde défaite lors de son dernier match à domicile, contre Lens (5-0), fatale à Stéphane Gilli, le prédécesseur de Kombouaré.

C'est la cinquième mission maintien du technicien kanak, qui parmi les neuf clubs qu'il a entrainés jusqu'à présent, a sauvé Nantes de la relégation à deux reprises (en 2021 et en 2024), Dijon une fois en 2019, mais n'est pas parvenu à le faire avec Toulouse en 2020.

La recette ne varie pas beaucoup d'un club à l'autre: "la première priorité, c'est surtout redonner confiance aux joueurs, recréer une dynamique positive" estime Kombouaré. Pas tant en termes de résultats, mais surtout dans les intentions, il doit y avoir des changements".

"Même sans parler foot, il veut qu'on retrouve une certaine cohésion, que ce soit défensivement ou offensivement, il veut retrouver de l'agressivité, ce qui nous manquait aussi parfois, il nous a vraiment parlé de choses simples, il ne nous a pas inventé une tactique ou quoi que ce soit, il a vraiment utilisé des mots simples et des mots justes", a abondé le milieu Pierre Lees-Melou, potentiel capitaine de l'équipe version Kombouaré.

Face à Nice, Kombouaré va diriger son 541e match de Ligue 1. Seul Claude Puel (659 matches), a plus d'expérience que lui.

"(Claude) Puel est un très bon copain. Et je sais que c'est quelqu'un qui est hargneux, qui a horreur de la défaite. Mais c'est une équipe de Nice qui est en difficulté quand même. Aujourd'hui, ils ont juste un point d'avance sur nous. Je m'attends à un match difficile. Je n'oublie pas qu'à domicile, nous, on a des grosses difficultés", a ajouté le nouvel entraineur parisien.

. Puel, sanguin pas si assagi

Ses quatre ans loin des pelouses l'auraient-ils transformé ? Souvent éruptif au bord du terrain, il y a une dizaine d'années, Claude Puel semble être devenu plus posé depuis son retour à Nice en janvier pour six mois, le temps de sortir les Aiglons de la crise dans laquelle ils sont englués cette saison.

Mais qu'on ne s'y trompe pas, si sa voix est tranquille et souvent monocorde en conférence de presse, il continue à haranguer ses joueurs, distiller ses consignes et interpeller le quatrième arbitre.

La passion l'anime toujours. Surtout, il reconnaît être resté mauvais perdant. "Il a fallu que j'apprenne à me raisonner après un mauvais résultat, parce que c'est très dur et je n'accepte toujours pas", souffle-t-il.

"Ça, c'est ancré en soi et pas seulement pour le foot, insiste-t-il. Je ne sais pas comment c'est venu. Il y a des façons, des moments pour le vivre, mais c'est tellement dur."

A 64 ans, Puel est plus en retrait. L'adrénaline des matches ne lui a pas manqué, assure-t-il. "On la transpose sur autre chose, sur un autre sport où on peut s'accomplir. Le tempérament ne change pas. Mais j'ai bien vécu cette période. J'étais bien comme j'étais. Je n'ai pas cherché à être dans les médias, jamais fait acte de candidature. J'ai cette chance de savoir être observateur, ne pas être dans la mêlée."

Ce sera pourtant le cas dimanche contre celui qu'il est "toujours heureux de croiser" sur un parcours de golf ou lors d'un match caritatif.

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