17h42 CEST
20/04/2026
Quatre jours après avoir renversé Toulouse dans la fureur de Bollaert (3-2), Lens retrouve le TFC dans son antre mardi (21h10), cette fois en demi-finale de la Coupe de France, qu'il ambitionne de remporter pour la première fois.
Bollaert est prêt pour la deuxième manche. Au-delà de cette curieuse double confrontation à cheval entre la Ligue 1 et la Coupe de France, les supporters des Sang et Or attendent, certains depuis des décennies, que leur club soulève enfin ce trophée qu'il n'a jamais gagné.
"C'est vrai qu'à chaque début de saison, quand on débute la Coupe de France, on a droit à deux ou trois petites remarques sur ça, sourit le capitaine Florian Sotoca. On aimerait bien marquer l'histoire de ce fantastique club."
Tôt dans la saison, encore plus après l'élimination précoce du Paris Saint-Germain face au Paris FC en janvier, le club du bassin minier en a fait son objectif principal, en tout cas face à la presse, mettant de côté la course au titre de champion de France.
Avec le succès face au TFC (3-2) acquis au prix d'une remontée jusque dans les derniers instants du match, et l'absence du principal détonateur offensif toulousain Yann Gboho, exclu vendredi soir, ainsi que de Mark McKenzie, tout semble aligné pour que le club du bassin minier dispute la finale au Stade de France.
"On arrive dans un état d'esprit positif, très conquérant, surtout après la victoire de vendredi qui a été fondatrice pour nous sur le plan émotionnel, sur le plan de l'état d'esprit, souligne Florian Sotoca. On a tout pour vivre, en tout cas, un grand moment."
- Lens doit mieux gérer son entame -
À condition "d'être plus vigilant sur le premier quart d'heure", prévient-il toutefois en faisant référence aux deux buts encaissés par les Lensois à cause d'erreurs individuelles.
L'homme de Narbonne fait partie d'une génération de joueurs, avec Jonathan Gradit et Wesley Saïd, à avoir connu les plus belles années avec Franck Haise sur le banc sans pour autant garnir l'armoire à trophées.
L'occasion est belle pour les joueurs de Pierre Sage, qui ont acquis un "vrai avantage psychologique", selon lui, face au club qui a remporté la Coupe de France il y a trois ans.
"Ce qui s'est passé vendredi est plutôt positif pour nous, analyse-t-il. Je suis dans un sentiment un peu mitigé, parce que je leur ai dit (les joueurs, NDLR) deux choses hier: il faut qu'on se souvienne qu'on était l'équipe qui a été menée 2-0 au bout d'un quart d'heure, donc ça fait appel à l'humilité, et on doit aussi se rappeler qu'on a peut-être un match historique à disputer, donc ça fait appel à l'ambition."
Fidèle à ses principes d'intensité, le Jurassien veut voir ses joueurs "tout mettre sur la table pour l'emporter" dès le coup d'envoi, et ainsi atteindre la finale de la Coupe de France pour la première fois depuis 1998.