09h02 CET
03/02/2026
Encore traumatisé par son élimination en Ligue des champions il y a une semaine, l'OM traverse une période pénible et semble en équilibre très instable au moment de recevoir Rennes en 8e de finale de la Coupe de France mardi au Vélodrome, où le public risque de gronder.
Marseille a totalement manqué ses deux rendez-vous de la semaine passée, en tombant de très haut à Bruges - défaite 3-0 et élimination de la Ligue des champions -, puis en concédant un nouveau match nul dans les derniers instants, face au Paris FC, revenu de 2-0 à 2-2 en dix minutes complètement ratées par l'équipe de Roberto De Zerbi.
Le mois de janvier avait pourtant été ciblé par la direction et par le technicien italien, qui voulait "mettre le turbo".
Mais le moteur a eu des ratés, puis il a franchement calé et le bilan est beaucoup trop faible: trois victoires seulement en huit matchs, dont une contre les amateurs de Bayeux, deux raclées 3-0 en Ligue des champions, la défaite au Koweït lors du Trophée des champions et toujours des points lâchés et des buts encaissés en pagaille dans les dernières minutes.
Avec Rennes mardi en Coupe, un objectif désormais évident, puis un nouveau déplacement dans la capitale dimanche, mais pour y affronter cette fois le Paris SG, c'est donc une nouvelle semaine de forte tension qui s'ouvre pour l'OM.
D'autant que la patience du public marseillais commence à atteindre ses limites, ce que les représentants des sept groupes de supporters devraient expliquer lundi soir aux joueurs, au staff et à la direction, lors d'une réunion programmée à la Commanderie.
- "dans dix minutes"... -
"On est en tort. On doit demander pardon et essayer de s'améliorer. Le Vélodrome est un miroir. Ce que tu donnes, il te le rend. Donc on doit être prêts à recevoir des sifflets et à assumer les moments difficiles", a expliqué lundi De Zerbi, apparu combatif ces derniers jours.
"Ne vous inquiétez pas pour moi. Je suis prêt à partir à la guerre demain, après demain, je viens de tout en bas de l'échelle, je suis habitué à combattre tout le temps. Je suis prêt à jouer contre Rennes dans dix minutes s'il le faut", avait-il ainsi lâché après le match nul offert au PFC.
Alors que son club multiplie les transferts, dans les deux sens, le Lombard a aussi haussé le ton sur le terrain d'entraînement, notamment avec Amir Murillo, envoyé en équipe réserve.
"Celui qui n'a pas faim, il ne joue pas", a résumé De Zerbi, qui a reconnu que la réception de Rennes ressemblait désormais au match le plus important de la saison.
"Oui, je suis d'accord. Comme l'était Bruges, comme l'était le Trophée des champions... Quand tu veux être compétitif, tu te trouves souvent face au match le plus important de la saison...", a-t-il dit.
Celui-ci, face à un adversaire qui ne va pas très bien non plus (un point pris lors des trois derniers matchs de Ligue 1) risque donc de se jouer devant des supporters excédés et dans une ambiance hostile.
"Le Vélodrome ? Je pense qu’ils vont nous siffler, oui. Mais c’est comme ça, a d'ailleurs reconnu Timothy Weah samedi. Quand tu joues à Marseille, tu dois être fort mentalement. Ici, quand c’est dur, c’est encore plus dur. Mais il faut garder la tête froide, continuer à pousser et à travailler." Et recommencer à gagner.