20h12 CET
27/01/2026
Une victoire pour éviter les calculs savants: en cas de succès mercredi sur la pelouse du Club Bruges, l'OM rejoindra à coup sûr la phase à élimination directe de la Ligue des champions, un objectif qu'il n'a plus atteint depuis près de 15 ans.
La nouvelle formule de la Ligue des champions n'offre pas beaucoup de certitudes aux clubs qui naviguent au milieu de son interminable classement à 36 rangées. Actuellement 19e, Marseille en a au moins une et sait qu'un succès en Belgique l'enverrait en barrages au mois de février.
Avec un match nul, les Marseillais auraient aussi de très bonnes chances de passer le cap, mais sans pouvoir s'épargner quelques coups d'oeil inquiets vers le classement en temps réel.
Et même avec une défaite, l'objectif est atteignable, au prix d'une multitude de combinaisons de résultats favorables dans les autres rencontres programmées mercredi.
Mais Roberto De Zerbi le répète souvent, il ne joue jamais pour faire match nul et l'OM en fait d'ailleurs très peu. "L'objectif c'est de gagner et basta", a encore résumé l'Italien mardi en conférence de presse.
- "Historique" -
Dès samedi, après le convaincant succès des siens face à Lens (3-1), le défenseur marseillais Facundo Medina faisait d'ailleurs du match de Bruges "une finale", un match à gagner, donc.
"J'ai envie de passer ce message au groupe: on doit jouer chaque match à 100%. Après, le résultat, tu ne sais pas, parce que comme l'a dit l'entraîneur du Paris SG, le foot est un sport de merde", a lâché l'Argentin. "En tous cas, j’espère qu’on va continuer comme ça parce qu’on a une finale mercredi à Bruges", a-t-il poursuivi.
La finale en question n'ouvre que la porte des barrages, car l'OM ne peut plus espérer atteindre le Top 8 qui envoie directement en 8e de finale, mais De Zerbi n'a pas hésité à en faire un rendez-vous qui sort vraiment de l'ordinaire.
"On doit retrouver un peu d'énergie parce que mercredi, on a un match historique pour l'OM, comme l'était le Trophée des champions au Koweït", a ainsi expliqué le coach italien samedi.
Et mardi à Bruges, De Zerbi a de nouveau rappelé que la phase à élimination directe de la Ligue des champions n'était pas vraiment l'habitat naturel de l'OM ces dernières saisons.
"Ce serait historique déjà pour moi, je n'ai jamais atteint ce stade de la Ligue des champions. Je l'ai jouée avec le Shakhtar Donetsk, mais j'ai été éliminé. C'est le cas aussi pour beaucoup de mes joueurs. Et ça fait longtemps que ça n'est pas arrivé à l'OM", a-t-il dit.
- "ceux de Nantes ou ceux d'Angers" -
De fait, le dernier passage marseillais à ces hauteurs remonte à la saison 2011-2012, la dernière de l'ère Didier Deschamps entraîneur. L'OM avait alors éliminé l'Inter Milan en 8e de finale, avant de buter sur l'intouchable Bayern Munich au tour suivant.
Pour finir le travail, les Marseillais doivent donc être performants en Belgique, contre une équipe qui n'est pas encore éliminée mais devra absolument gagner pour se qualifier.
L'OM pourrait donc avoir quelques espaces et sait que, comme lui, les Belges encaissent beaucoup de buts (45 en 21 matches entre championnat et Ligue des champions).
Mais De Zerbi se méfie. "C'est une équipe forte, surtout physiquement. Ils ont battu Monaco (4-1) et ils ont gêné Barcelone (3-3)", a-t-il rappelé.
Mais il est possible que l'entraîneur marseillais se méfie aussi un peu de sa propre équipe et de son irrégularité. "Je m'assois sur le banc et je ne sais jamais si on va être ceux d'Angers (victoire 5-2) ou ceux de Nantes (défaite 2-0)", avait-il ainsi soupiré après avoir cédé contre Liverpool.